On commence toujours pas un début

On commence toujours pas un début


Mon blog Tokio Hotel Da #








Personnages :


Marylou_12 ans
Georg_14 ans
Tom_12 ans
Bill_12 ans
Gustav_13 ans


# Posté le samedi 29 décembre 2007 09:14

Modifié le samedi 05 avril 2008 09:00

Chapitre 1

Chapitre 1
Narrateur : Marylou


Je m'appelle Marylou. Marylou avec un Y, Marylou "à l'anglaise" comme certain dise, Marylou tout court. J'ai 12 années derrière moi, et j'en ai beaucoup souffert. La faim, je la connaît, j'ai appris à la contrôler à force de la côtoyer. Je loge dans un petit mobile-home posté à côté d'un champ dans un village appelé Loitsche, un village de vieux.
Je vit avec ma mère, ou plutôt, avec une partie de ma mère. La nuit elle travaille, la journée elle dort. Je vais à l'école, encore heureuse, enfin qu'à moitié. J'apprend à lire, à écrire, à compter dans une école infestée de petit bourges, qui se plaignent tout le temps. Moi aussi je me plaint, mais pas pour les mêmes raisons, non, pas du tout. Tout le monde se fou de moi, de ma vie. Et lorsqu'un professeur me demande de rédiger une une dissertation sur la vie de famille, je n'écrit rien. A quoi bon si on n'en a pas ? Et puis là, les questions de ces pauves gamin que je dois appelé " mes camarades" fusent . Des questions auxquelles je ne répond jamais. La sortie des cours est pour moi un grand soulagement, loin de ces p*tain de gosses bourrés jusqu'aux as ! Enfin bref, tout ça pour vous dire que j'aime pas ma vie.
Je marche sur le chemin de la maison, je reviens cette école dont vous savez déjà ce que j'en pense. Je traîne les pieds, mes converses blanches salies par la boue écrasent les feuilles qui tapissent le sol en cette journée d'automne. Je passe devant de grandes villas, entourées de jardins dont on ne voit même pas le fond tellement ils sont grands. J'arrive devant mon petit mobile-home tout pourri, je le contemple avec insistance. Les murs exterieurs sont devenus marrons, à cause de la crasse qui s'y dépose. Je passe ma main sur le bord de la vitre, un tas de poussières se dépose sur mon doigt. Il fait froid, peut-être devrais-je rentrer. Je monte les 4 marches qui grincent lors de mon passage, ces 4 marches que je franchit tout les jours, ces quatres marches prêtent à casser sous mon poids. Je pénètre dans ce que j'appelle << ma maison >>. J'ouvre la porte de ma chambre, la poignée grince, comme à son habitude. Je retire mon sac d'école de mon dos, et le jette par terre, je me laisse tomber sur le lit. Je ferme les yeux puis pousse un long soupir. Je regarde autour de moi, mon regard se pose sur un stylo posé sur une feuille blanche, à moitié entamée. Je m'assois et les attrape, je commence à écrire quelques mots, la suite de ce que j'avais commencer la veille. Mon stylo glisse lentement sur la feuille, laissant quelques fois au passage, des marques d'encre bleu. Je regarde par la fenêtre à peu près propre, et apperçois l'un de mes voisin, sur sa terrasse. Je ne le distingue pas bien, juste assez pour vous dire qu'il est blond, ses cheveux sont rattaché par un élastique noir, il est assis sur un chaise, une guitare sèche à la main. Je n'entend pas les sons qu'il produit mais il m'a l'air assez doué. Il porte un T-shirt marron dix fois trop grand pour lui, et un long baggy qui couvre ses chaussures. Je reste là quelques minutes à le regarder, sans le quitter des yeux. Il à l'air d'avoir le même âge que moi, je ne sais pas, je ne voit pas bien. Il s'arrête quelques secondes, puis reprend son activité, au même rythme. Il lève quelques fois la tête, jusqu'au moment où il m'apperçois. Il s'arrête net, et se fige. Ouaw, je lui fait tant d'effet que ça moi, Marylou ? Non, c'est sûrement parce qu'il doit être horrifié par mes cheveux, mal coiffés, plein de neux. Je me recule tout doucement de la fenêtre pour finalement reprendre ma feuille et mon stylo, et continuer à écrire. J'ai cru un moment que quelqu'un s'interessait à moi, puis mes pensée m'ont renvoyées à la réalité. Non Marylou, personne ne s'interresse à toi, tu es bien trop pauvre...


Narrateur : Tom



Je suis sur la terrasse, à jouer de la guitare, comme à mon habitude après chaque dispute avec mon frère. Bon sang qu'est-ce qu'il m'a énervé celui là ! Depuis quand je n'ai pas le droit de toucher à son portable sans le prévenir ? Je m'arrêtes quelque secondes pour contempler le paysage qui m'entourne et reposer un peu mes doigts qui me brûlent. J'apperçois au loin une fille qui m'observe à travers une fenêtre, elle est blonde, les cheveux en pagaille. Je ne la distingue pas bien, les carreaux de sa fenêtre ne sont pas tres nets. Je la regarde dans les yeux, qu'est-ce qu'elle me veut ? Je ne l'ai jamais vu ici auparavant, c'est d'ailleurs la première fois que je remarque qu'un mobile-home est posté en face de mon jardin, de l'autre côté de la route. La jeune fille s'éloigne, jusqu'à disparaître de ma vue. Je reste là à contempler sa petit maison, ça m'a l'air pas très confortable. Je décide de cesser de jouer de la guitare, peut-être je devrais aller voir Bill. Après tout, peut-être qu'il me pardonnera ? Je range ma gratte dans la housse, puis je pénètre dans la maison. Je pose ma guitare dans un coin du salon puis je monte les marches qui mènent à l'étage, jusqu'à ma chambre et celle de Bill. Je frappe, personne ne répond. Je décide d'ouvrir la porte discrètement, là, je trouve Bill allongé sur son lit, la tête enfoncée dans un coussin. Je ferme la porte derrière moi, me rapprochant de lui tout doucement. Je m'assois sur le bord du lit, je pose ma main sur son épaule, délicatement. Un long silence s'installe, trop pesant. Allez, je me lance.



- Moi : Pardon Bill j'aurais pas dût...
- Bill [sortant la tête du coussin pour le regarder] : Mouais, aller c'est bon j'te pardonne.


Il me lance un sourire complice puis il pose ses mains sur le lit de façon à se lever, il se dirige vers le couloir. Je repense à cette fille, je ne l'ai jamais vu avant aujourd'hui, elle m'intrigue, je me demande ce qu'elle fait dans une maison pareil ! Bill commence à sortir de la chambre mais je l'interpelle.



- Moi : Bill attend !
- Bill : Quoi ?
- Moi : T'avais remarqué qu'il y avait un mobile-home en face de chez nous ?
- Bill : Ouais, pourquoi ?
- Moi : Oh, non rien comme ça.


Il se retourne pour repartir dans le couloir. Je suis à présent seul dans cette chambre vide, je m'allonge sur mon lit, et regarde le plafond. Très interessant dois-je vous dire, de voir les mouches collées au plafond. Mais en réalité mon regard est ailleurs, dans le vide. Je pense tout à fait à autre chose, quelque chose m'intrigue, cette fille, sa maison. Et pourquoi je ne l'ai jamais vu ? Peut-être que je n'avait pas envi ou étais-je trop occupé à penser à ma petite personne...

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V0ila ^_^
Début un peu l0ng j'av0ue, mais ça va venir...
Kiss0uille !!


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# Posté le samedi 29 décembre 2007 09:40

Modifié le jeudi 03 janvier 2008 11:19

Chapitre 2

Chapitre 2
Narrateur : Marylou



Voilà. Ca fait 1 mois que j'ai fait connaissance avec ce garçon. Enfin, je ne lui ai jamais parler mais je fais comme si. Tout les jours, en fin d'après-midi, je me poste à ma fenêtre et il est là. Oui il est là, à sa fenêtre lui aussi. On se regarde pendant quelques minutes, sans rien dire. Ca peut paraître bizzard oui, mais ce garçon a quelque chose de spécial. Impossible de savoir quoi, mais il a un petit plus. Donc comme je disais, je reste là, chaque jour, à le regarder sans le quitter des yeux. Mais aujourd'hui, ce n'est pas pareil. Tout va changer. Il y a quelques jours, ma mère m'a annoncé qu'elle avait trouvé un appartement à Magebourg, ainsi qu'un travail. Je devrais être heureuse, mais jen ne le suis qu'à moitié. D'un coté je me dit que je pourrai enfin avoir une vrai petite maison, et une vraie vie ! Mais d'un autre côté, je ne verrai plus ce garçon, là, que j'attendais tous les jours pour qu'il viennet me regarder à travers sa fenêtre. Quelques fois même, un garçon brun venait à côté de lui, mais je me cachais. Lui, j'ai peur qu'il me juge. Alors que son copain [je suppose] lui, à l'air de m'accepter comme je suis. Mais tout ça va se terminer. Nous somme le 15 Novembre, je fais ma valise. J'ai les larmes aux yeux. Mais c'est ridicule je sais ! Ce garçon je ne lui ai jamais parlé, je ne connais même pas son prénom et je suis en train de pleurer pour lui ! Je ferme ma valise, puis je rejoins ma mère à l'entré du mobile-home. Je le regarde une dernière fois, vide, complètement vide. Ca me fait bizzard. Et puis j'ai peur aussi, les gens là-bas, comment vont-ils me juger ? Je descent les fameuses 4 marches, qui craquent sous mon passage. Je soulève difficilement ma valise mais arrive quand même à la poser dans le coffre de la voiture. Ma mère me suit, puis elle monte à l'avant du vehicule, moi je me met côté passager. Elle a le sourie aux lèvres, ça faisait longtemps que je ne l'avait pas vue dans cet état. Maman, je veux rester ici, je ne sais pas pourquoi, quelque chose me retient. J'aimerai tellement le lui dire, mais non. Elle tourne la clef, le moteur démarre, la voiture commence à avancer. Je regarde le mobile-home, maintenant c'est la mairie qui va se charger de loger d'autres personnes, mais pour l'instant, seule l'enseigne "à louer" est présente sur la porte...Je me murmure quelques mots tout bas.



- Moi : Je voulais pas partir comme ça...



La voiture commence à prendre de la vitesse, on depasse la maison du garçon, c'est la première fois que je la voit de la route. Elle est assez grande, avec un joli balcon. Je la regarde fixement, je ne peut plus detacher mon regard. Je laisse échaper une larme, mais non, il ne faut pas que je pleure. Mais n'empêche que je m'y été attaché à ce garçon...Tant pis, maintenant tout ça c'est du passé, une nouvelle vie s'offre à moi...




Narrateur : Tom



Je suis là, accoudé à ma fenêtre comme chaque jour, à attendre cette fille. Elle est en retard, mais tant pis, j'attend. Quelques minutes passent, il n'y a toujours personne. C'est pas normal, d'habitude elle vient toujours ! Je commence à m'impatienter, je ne remarque même pas que Bill est entré dans la chambre, je sursotte.



- Bill : Tom qu'est-ce que tu fais ?
- Moi : J'attend, j'attend qu'elle vienne.
- Bill : Qui ?
- Moi : La fille.
- Bill : Tom, écoute moi. Ca fait plusieurs jours que t'es bizzard, je comprend pas. Qui est cette fille ? Je la connais ?
- Moi : Elle habite là, c'est tout. Non tu ne la connait pas.
- Bill : Tu délire complètement ! J'ai jamais vu de fille dans ce coin ! C'est ton imagination Tom.
- Moi : Non ! Elle existe ! J'en suis sûr !
- Bill : Bon tu sais quoi ? On a qu'à aller frapper et comme ça je verrais bien cette fameuse fille !
- Moi : Ouais...



Je m'éloigne de la fenetre, la ferme et commence à suivre Bill jusqu'en bas des escaliers. Je me pose plein de questions. Je vais lui dire quoi quand elle va ouvrir ? Et Bill, comment il va réagir. Je prend mon manteau et franchit la porte d'entrée. Dehors il pleut, je met ma capuche, puis nous avançons doucement vers le petit mobile-home. Quand on arrive devant la porte, un frisson me parcours le corps. Hum, pas très chaleureux. Bill me regarde, il me fait signe d'avancer. Je monte quatres marches avant d'arriver face à la porte. Bill est à côté de moi, personne n'ose frapper.



- Bill : Vas-y frappe.
- Moi : Pourquoi pas toi en premier ?
- Bill : C'est toi qui la connaît, pas moi !


Bon ok, je prend mon courage à de mains et frappe une première fois. Je lance un regard à Bill, qui a, bizarement un sourire accroché aux lèvres. Il ne me croit pas je le sais. Personne ne vient ouvrir, je frappe une deuxième fois. Bill commence à s'impatienter. Pourquoi n'est-elle pas là ? Peut-être est-elle partie faire une course, ou quelque chose dans le genre.




- Bill : Tu vois bien, y'a personne !



Oh ça m'énerve ! Je sais que cette fille existe je ne suis pas fou ! Elle n'est pas là, c'est tout. C'est la faute à pas de chance ! Bill fait demi-tour tandis-que je pose ma main sur la poignée. J'appuis doucement dessus, et la porte, s'ouvre. Je suis moi-même surpris. Elle a oublié de fermer sa maison ? Je pousse la porte, qui me donne vue sur une pièce vide. Je m'avance petit à petit dans le mobile-home. Bill est revenu sur ces pas, il est à présent derrière moi.



- Bill :
Mais t'es fou !?
- Moi : Rooh tais-toi c'était ouvert.
- Bill : De toute façon y'a jamais eut personne ici.



Je le regarde d'un air interrogateur. Qu'est-ce qu'il en sait ? Il tourne sa tête vers le mur exterieur, je suis son regard, et je vois un panneau "à louer". C'est quoi cette blague. En tout cas c'est pas drôle. Expliquez-moi !




- Moi :
Mais je...
- Bill : Allez viens Tom on rentre.



Non, non ! C'est impossible ! Elle était la hier ! Je lui ai sourit, elle m'a regardé !Comment est-ce possible ? J'ai rêvé ? Non, j'y croit pas. Mon imagination, oh je suis perdu. Alors il n'y a jamais eut de fille ? P*tain mais non, non je veux pas...Est-ce que Bill avait raison ? Est-ce qu'elle n'a jamais existé ? Comment j'ai put m'imaginer une chose pareil ? Bill tout ça c'est de ta faute, il fallait me laisser dans mon beau rêve, et là, tu m'as ouvert les yeux ! Alors il avait raison quand il disait qu'il n'y a jamais eut personne ici. C'est difficile à le croire, oui, mais je dois me le dire. Cette fille, je me la suis inventée. Je dois m'en persuader, même si au fond de moi j'ai l'impression qu'elle a toujours existé, et que je la connaissait...




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Alors t'en pense quoi ?
Désolé pour tout le retard, mais je n'avait plus d'idées !
Enfin voilà la suite.
MERCI POUR TOUT VOS COMS !
Bizouu


# Posté le mardi 01 janvier 2008 10:27

Modifié le samedi 12 janvier 2008 07:24

Chapitre 3

Chapitre 3
Rappel : Georg ~> 14 ans
_______Marylou ~> 12 ans


J'ai passé l'après-midi a déballer les cartons, et à faire ma chambre. Finalement cette nouvelle maison n'est pas si mal ! Elle est assez spacieuse pour deux personne, non franchement je ne regrette pas.

Ellipse.


Aujourd'hui, ça fait exactement 1 mois que je suis arrivée dans cette ville, Magdeburg. Ici je me sent bien, aimée. Je me suis fait quelques amis, mais pour ne pas prendre de risque, je ne leur ai jamais raconté monvéritable passé. Pour eux, je suis la fille riche qui a une père chef d'une grande entreprise, une mère qui dirige des affaire importantes et qui, avant d'arriver ici habitait dans une grande Villa. Oui je leur ai menti, je sais. Mais si je leur aurais dit la vérité, croyez-vous qu'ils m'auraient accepté parmis eux ? Non, je ne crois pas. Il y a un garçon, dont je suis assez proche, avec qui je m'entend bien. Il s'appelle Georg Listing. Il a deux ans de plus que moi, mais nous partageons les même centre d'intêret. Il est assez grand, cheveux mi-longs châtains, les yeux verts. Après chaque sortie du collège, nous nous rejoignons devant le protail pour aller au bus ensemble. On entamme notre marche tranquillement tout en marchant. Georg me parle, mais j'ai l'esprit ailleurs. Je repense à mon passé, si il savait...Nous arrivons devant un passage piéton, je vois Georg s'arrêter net sur le trottoir, moi je continu de marcher sans faire attention à lui. Il cri, m'appelle, je suis toujours plongée dans mes pensées, si bien que je ne vois pas la voiture arriver...
Un claquement de porte, des pas qui s'approchent, ma tête contre le goudron, une main chaude enlacée dans la mienne, le bruit d'une ambulance, des voix de personnes inconnues, cette main qui me lache puis, plus rien.
J'ouvre les yeux dans une pièce vide, fermée par des murs blancs. Un léger Bip régulier se fait entendre, une aiguille plantée sur mon avant bras, et un long drap bleu est posé sur mon corps.
J'ai mal, partout. Je ne comprend pas, aidez-moi...


Narrateur : Georg



Voilà maintenant plus de 3 heures que je suis ici, dans cette salle d'attente. Je suis assis sur un chaise bancale, ma tête dans mes bras. Mes yeux sont rouges et gonflé, quelques larmes sont posées sur mes joues...Je vais passer mes journées ici s'il le faut, à ses côtés. Il est 22 heures, j'ai prévenu ma mère de cet accident, et elle m'a autorisé à rester la nuit ici. A mes côtés se trouve la maman de Marylou. C'est la première fois ue je la voit. Elle aussi pleure, nos regards se croisent plein de tristesse, je ne dit rien...
Voilà 8 heures que j'attend maintenant, la mère de Marylou s'est endormi sur un petit fauteuil au fond de la salle. Moi je ne peux pas, je n'y arrive pas, malgrès que mes paupières commencent à se faire lourdes. Une dame vêtue d'une chemise blanche pénètre dans la salle, elle se dirige vers moi.



- Dame : Bonjour je suis infirmière et je m'occupe de Marylou. Vous êtes de la famille ?
- Moi : Je suis un ami.
- Dame : Bien. Elle vient juste de se réveillé, tout va bien. Elle s'en sort avec quelques côtes cassées et un double fracture au genou. Vous êtes autorisé à aller la voir, mais elle est encore fragile. Elle se trouve dans la chambre 384.


Un sourire se dessine sur mes lèvres, j'essuie mes larmes. L'infirmière quand à elle, fait demi-tour pour repartir en salle d'accueil. Je regarde la mère de Marylou. Je devrais peut-être la réveillé...Non, plus tard. Je rentre dans la chambre n°384 et découvre Marylou, allongée dans un lit. Elle ne remarque pas ma présence tout de suite. Je m'approche d'elle, sont visage est gonflé, et sa jambe emplatrée. Elle tourne difficilement sa tête vers moi, et arrive à décrocher un sourire. Je la regarde tendrement, je cherche sa main et la lui prend. Je la regarde les larmes aux yeux. J'arrive quand même à sortir quelques mots.



- Moi : Je n'ai jamais eu aussi peur de te perdre...
- Marylou : Georg, qu'est-ce qui s'est passé ?
- Moi : Une voiture...T'as percuté. Quand je t'ai vu allongée parterre, inconsciente, j'ai cru que le monde s'arrêtait.
- Marylou : Je sais pas quoi dire, je...je suis désolé de t'avoir fait aussi peur...
- Moi : Arrête de dire des bêtises, tu es là, c'est le principal.
- Marylou : Ca fait longtemps que je suis ici ?
- Moi : Depuis 17 heures, et il est 5h30 du matin.
- Marylou : T'es pas rentré chez toi ?
- Moi : Non, je t'attendais.
- Marylou : T'aurais pas dut...Merci. Et ma mère est-ce qu'elle...
- Moi : Elle est en salle d'attente, tu veux la voir ?
- Marylou : Oui je veux bien.
- Moi : D'accord je te laisse alors...


Je lui dépose un bise sur sa joue, mais au moment de passer la porte, je l'entend qui m'appelle.




- Marylou : Et attend !
- Moi : oui ?
- Marylou : Merci.
- Moi : pour ?
- Marylou : Merci de veiller sur moi grand-frère...
- Moi : C'est normal.
- Marylou : Je t'aime...
- Moi : Je reviens de voir bientôt.


Je lui adresse un dernier sourire puis je sors de la chambre. Je m'approche de sa mère et lui secoue légèrement l'épaule. Elle ouvre doucement les yeux, et je la préviens que Marylou s'est réveillée. Elle me lance un dernier merci avant de s'en aller vers sa chambre. Je repars dans le hall d'entrée, je téléphone à ma mère [à 6 heures du mat' ouais j'la reveille tant-pis] qui vient me chercher dans 5 minutes. Je l'attend assis sur le trottoir, pendant ce temps j'envoie un texto à Tom, Bill et Gustav des amis avec qui je forme un groupe pour les prévenir que je ne vient pas à la répétition. Ma mère arrive, je monte dans la voiture, puis arrivé chez moi, je me jette sur mon lit sans prendre la peine de me mettre en pyjama et je m'endors de suite...

# Posté le vendredi 25 janvier 2008 01:40

Modifié le samedi 05 avril 2008 08:57

Chapitre 4

Chapitre 4
Narrateur : Georg


Je sent les rayons du soleil posés sur mes yeux, je les ouvre timidement, puis les referme subitement. Je tâte autour de moi pour essayer de trouver mon portable, ça y est le l'ai. J'arrive finalement à ouvrir les yeux et regarder l'heure, il est 14h30. Je repose mon portable et passe ma main dans mes cheveux puis je reste allongé sur mon lit sans rien faire à regarder le plafond. Marylou, petite Marylou...
Je me résigne quand même à me lever pour aller manger un morceau. Je vais dans la cuisine, j'appelle ma mère, personne ne répond. Elle doit être au travail...
Je me prépare un bon petit déjeuné, chocolat chaud et biscuits avec une tartine de Nutella. Je remonte à l'étage pour prendre ma douche, je commence à faire couler l'eau quand j'entends mon portable sonner. Et merde. Je laisse l'eau couler et je me dirige dans ma chambre. J'attrape mon portable resté sur mon lit, c'est un message. 1 message de : Bill


"Désolé on peut pas annuler la répèt' =$ RDV chez m0i a 16h"



Oh non ! Bon, j'irais voir Marylou après la répèt' en espérant qu'on ne finisse pas trop tard. Je repars dans la salle de bain, je prend ma douche, me prépare, je me lisse les cheveux, il est 15h30. Il me reste un peu de temps, je prépare ma basse et je prend quelques pièces de monnaie pour payer le bus. Il est à présent 15h45, je sors de chez moi, je traverse le passage piéton, celui où Marylou a eut son accident. Mon c½ur se serre, un long frisson me parcours, je me remémore la scène, j'ai eut si peur...
Finalement je chasse cette pensée et continu de marcher jusqu'à l'arrêt de bus. Il arrive en retard, j'espère ne pas arriver trop tard chez les jumeaux.
16h10, je suis devant la maison de Bill et Tom, chanteur et guitariste de notre groupe. Je frappe à la porte, c'est leur mère qui vient m'ouvrir. Elle me fait signe de rentrer, je me dirige vers le garage. Je n'arrive pas à penser à autre chose que Marylou, elle est tellement géniale et courageuse. Depuis le temps que je la connais je n'ai jamais eu envi de la quitter, c'est ma meilleure amie, ma s½ur, mon c½ur. J'ouvre la porte du garage et le son d'une batterie et d'une guitare se fait entendre. J'aperçois Tom accordant sa guitare, Bill qui boit un coca et Gustav qui s'entraîne à taper sur sa batterie. Bill se rend compte de ma présence et m'invite à les rejoindre. Je leur serre la main, on parle quelques minutes puis on se décide enfin à jouer. Je n'arrive pas à me concentrer, je joue beaucoup de fausse note, les garçons s'inquiètent.



- Tom : Qu'est-ce qu'il se passe Georg ?
- Bill : On dirait que ça va pas.
- Moi : Si, si ça va, vous inquiétez pas, je suis juste fatigué.



Pourquoi je leur ment ? En réalité je m'inquiète vraiment pour Marylou, et elle me manque. Pendant combien de temps elle ne pourra pas courir normalement ? J'en sais rien. J'ai le regard vide, je ne dis rien de toute la répétition. Gustav, Bill et Tom sentent mon malaise, je ferais peut-être mieux de leur dire la vérité. La répétition se termine, je pose ma basse dans un coin du garage. J'ouvre le frigidaire et en sort un coca. Je m'assois sur la chaise et commence à le boire. Les garçons jouent à la playstation dans la salon, je préfère m'isoler. Tout à coup je sent une main se poser sur mon épaule, je me retourne, c'est Tom.




- Tom : Hey vieux, qu'est-ce qu'il va pas ?
- Moi : Je suis fatigué.
- Tom : Menteur. Allez, c'est bon, on est pote tu peux me le dire nan ?
- Moi : Ouais...[je pose mon coca sur la table]. C'est...ma meilleure amie. Elle a eu un accident et elle est à l'hôpital en ce moment. Elle s'est réveillée ce matin mais je m'inquiète vraiment pour elle.
- Tom : Et...c'est grave ce qu'elle a ?
- Moi : Une jambe cassée et quelques côtes cassées. Je pense à elle, elle doit être très courageuse...
- Tom : C'est pour ça que tu voulais pas venir ?
- Moi : C'est surtout parce que je voulais la voir, j'ai rien contre vous mais comme elle va pas très...
- Tom : Va la rejoindre.
- Moi : Tu penses vraiment que...
- Tom : Vas-y je t'ai dit !
- Moi : Ok. Vient si tu veux, ça lui fera plaisir de te connaître.
- Tom : D'accord.


Je dis au revoir aux autres, Tom et moi prenons un bus en direction de chez moi pour poser ma basse, on mange un peu de Nutella puis on prend un autre bus en direction de l'hôpital. Pendant le trajet, j'attrape mon porte-monnaie et en sort les quelques photos que j'ai de Marylou et moi. Je les regarde avec un large sourire. Elle est tellement belle quand elle est heureuse...
Tom vient soudain me tirer de mes pensées.



- Tom : Je peux voir ?


Narrateur : Tom




- Georg : Oui regarde, c'est elle.



Il pose son doigt sur le visage d'une fille, je ne voit pas bien, je lui prend la photo des mains pour mieux la regarder. J'observe bien, je réalise. Innocemment ma gorge se serre, j'avale difficilement ma salive. Cette fille...

# Posté le samedi 09 février 2008 02:55

Modifié le samedi 05 avril 2008 08:56